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Revue de presse
Le Vaisseau d’or : des gens à découvrir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par courriel

La richesse des organismes communautaires

Ne vous surprenez pas de voir arriver des représentants d’organismes communautaires se présenter dans votre commerce, simplement pour vous apporter des ballons, pour vous montrer qu’ils existent. Et surtout, en refusez pas de les accueillir, ils sont tellement utiles.

L’an dernier, dans le cadre de la même activité, des commerçants leur ont interdit l’accès à leurs locaux, refusant même leurs inoffensifs ballons. «Pourtant, nous ne voulions que les informer de notre présence dans leur quartier, les renseigner sur nos services, notre raison d’être», relate Ginette Bayard, présidente du Vaisseau d’or, un organisme voué à l’entraide et à l’hébergement situé à Terrebonne.

Guillaume Tremblay, député de Masson, et Mathieu Traversy, député de Terrebonne, assistaient à la conférence de presse du Vaisseau d’or; ils n’avaient que de bons mots à dire au sujet des organismes et ils les ont assurés de leur soutien.

Du 23 au 29 octobre, la Table régionale des organismes communautaires de Lanaudière (TROCL) célèbrera la 5e édition de la semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome.

Par cet événement, la TROCL désire faire connaître les Organismes communautaires autonomes (OCA) à la population.

Des indispensables

Plus de 200 organismes oeuvrent dans la région Lanaudière, dont le Vaisseau d’or.

Plus de 60 000 personnes participent activement à la vie de ces organismes soit comme bénévoles, employés, ou membres. Les OCA sont des ressources alternatives au réseau public et répondent aux besoins non comblés par le réseau public.

La TROCL a demandé à ses organismes-membres (Maisons des jeunes, Centres d’action bénévole, maisons de la famille, associations de parents d’enfants extraordinaires, diverses associations, centres de femmes, maisons d’hébergement, travail de rue, groupes de défense collective des droits, centre de formation populaire, centre de prévention, etc.) de se faire mieux connaître et de se rendre visibles, notamment auprès des conseillers municipaux.

Consultez le site internet de la TROCL www.trocl.org pour mieux connaître les membres OCA.
 
Le Trait d'Union
 
Mathieu Traversy croit en la nécessité des cégeps Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par courriel
À la suite de la présentation de la position de François Legault sur la nécessité d’abolir les cégeps, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, présente son appui pour leur maintien dans le système d’éducation québécois.

Porte-parole de l’opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, le député croit en leur bénéfice pour les étudiants. « Encore une fois, M. Legault s’attaque aux structures plutôt qu’aux réels enjeux tels le décrochage scolaire et l’accessibilité aux études. Selon les données de 2007-2008, 72,4 % des élèves qui fréquentent de la formation préuniversitaire obtiennent un diplôme, comparativement à 62 % pour la formation technique», indique-t-il.

M. Traversy renchérit en précisant que les cégeps permettent aux étudiants de recevoir une éducation de qualité, dans leur propre région. Nul besoin de se déplacer dans les grands centres urbains comme c’est le cas des universités. Les jeunes peuvent ainsi contribuer au développement de leur propre milieu.

«Que M. Legault cesse de véhiculer des vieux clichés sur les cégeps puisque ces établissements cumulent de nombreuses réussites et de belles innovations. Pensons seulement au projet de recherche et de développement sur le design industriel qui a présentement cours au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne. Notre Cégep est un pôle de savoir important dans la région en plus d’être un partenaire du milieu des affaires qui favorise le développement économique de la MRC les Moulins», croit-il.

M. Traversy mentionne aussi que depuis 1993, plusieurs réflexions ont eu lieu sur l’abolition possible des Cégeps. Même si certains aspects méritent d’être améliorés, le Forum sur l’avenir de l’enseignement collégial, avait conclu, en 2004, qu’il fallait donner plus d’autonomie aux cégeps, leur donner les moyens d’épauler les étudiants dans leur réussite et même d’offrir une réponse rapide aux besoins de formation du milieu.

«À l’automne 2011, ce sont 174 861 étudiants qui fréquentent les collèges. À Terrebonne seulement, ce sont plus de 1650 étudiants qui se font former et qui se développent pour assurer la relève. Ce sont des données que M. Legault semble oublier. Les Cégeps sont un bel héritage de la société québécoise et il faut continuer de permettre à nos jeunes d’en profiter pour se développer», conclut M. Traversy.
 
 
Le cégep : levier économique ou salon de pot? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par courriel

Les réactions ont été vives à la suite de la sortie-choc de François Legault lors d'une consultation publique à Longueuil pour la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ). Il a remis sur la table l'idée de l'abolition des cégeps. Déclaration prise hors contexte ou faux pas politique? Les acteurs régionaux lanaudois commentent.

François Legault l'a dit, certes. «Maudite belle place pour apprendre à fumer du pot.» Le nouveau directeur général du Cégep régional de Lanaudière, Marcel Côté, a finalement accepté de nous livrer ses réactions. Réactions qui ont été tempérées après les précisions qu'a apportées M. Legault. «D'abord, je l'aurais invité à visiter le Cégep pour l'amener à constater le sérieux des étudiants qui ne versent pas dans le commerce de la drogue.»

Il explique que le cofondateur de la CAQ a une vision des cégeps des années 70. «Chaque cégep est un levier socio-économique important et extraordinaire», a commenté le directeur général, à l'instar du député de Terrebonne, Mathieu Traversy. Ce dernier a décrit cet établissement d'enseignement comme «un acteur de développement économique du savoir», rappelant que plus de 1 650 étudiants s'y forment actuellement à Terrebonne seulement.

Le porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes souligne aussi que 174 861 jeunes fréquentent les collèges du Québec et rappelle que le taux de diplomation aux programmes préuniversitaires s'élève à 72,4 %, alors qu'il est fixé à 62 % aux programmes techniques, selon les plus récentes données de 2007-2008. «Ce sont des données que M. Legault semble oublier, lance-t-il. Le cégep n'est pas un luxe, c'est un investissement!»

M. Côté décrit les programmes préuniversitaires comme étant un «lieu de transition» entre le niveau secondaire et le niveau universitaire. «Imaginez le choc que ce serait de passer du secondaire à l'université», a-t-il soulevé. De plus, il se dit pour le fait que les étudiants du préuniversitaire côtoient les formations techniques et y soient sensibilisés. Il pense également aux coûts engendrés pour un jeune qui doit quitter sa région plus tôt que prévu. «Ensuite, il est plus difficile des les ramener», conclut-il.

«On jase!»

À la suite du passage de M. Legault dans Lanaudière, un mouvement de sympathie des citoyens lanaudois s'est créé à son égard. Du côté de la circonscription de Masson, Éric Parent n'a pas souhaité émettre de commentaires quant à la «boutade» de François Legault à Longueuil. «Je n'ai pas de position officielle, puisqu'on attend encore la version de M. Legault. Je ne suis pas inquiet, poursuit-il, il va clarifier la situation.»

Tout comme son homologue dans la circonscription de Terrebonne, Valérie Robitaille, il affirme que ses paroles ont été mal rapportées, prises hors contexte. Selon les deux citoyens, il y a lieu de s'interroger quant à la pertinence des cégeps. «Pourquoi ça ne se fait pas ailleurs?» se questionne M. Parent. «Je ne suis pas contre une remise en question des cégeps, qui pourraient s'avérer plutôt des centres de formation professionnelle et technique», explique Mme Robitaille.

À travers ces consultations publiques, «on jase!» soutient Valérie Robitaille, qui a animé la conférence de François Legault à Charlemagne le 19 septembre. «J'ai justement parlé récemment à un jeune qui vient de sortir du cégep et qui m'a confié qu'il y avait un corridor qui sentait toujours le pot..., a-t-elle raconté au bout du fil. Il ne faut pas se cacher la tête dans le sable, ce n'est pas un jugement, il y a un fort taux de décrochage au collégial!» Même si 72 % d'étudiants obtiennent un diplôme aux programmes préuniversitaires? «Ce n'est pas assez! croit Mme Robitaille. Ce n'est pas une question de généraliser, c'est de regarder la réalité en face.» Elle salue l'effort de M. Legault, qui tente, selon elle, d'expliquer les causes du décrochage. «Beaucoup trop de jeunes traînent de la patte, s'éternisent au cégep, et c'est nous tous qui payons!» Toutefois, en moyenne, un étudiant prend 2,4 ans à terminer ses études préuniversitaires, alors que les programmes sont basés sur un curriculum de deux ans.               

Les cégépiens prennent la parole

La position de l'Association générale des étudiants et étudiantes du Cégep de Lanaudière à Terrebonne, l'AGÉÉCLT, est unanime, rapporte son vice-président, Lucas Galarneau : «Le cégep est la meilleure préparation à l'autonomie et à la rigueur de travail.» Il allègue par ailleurs que le taux de décrochage est moindre au Québec à comparer au reste du Canada, résultat qu'il attribue à la présence des cégeps. «Nous sommes inquiets que M. Legault se dise le grand sauveur de l'éducation et adopte un comportement aussi démagogue pour une personnalité publique.» Il s'étonne aussi que l'ancien ministre péquiste discoure autant sur l'éducation, alors qu'il n'a jamais mis les pieds dans un cégep pour consulter les jeunes depuis qu'il a cofondé la Coalition.
 
 
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