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Rapatriement du régime d'assurance-emploi au Québec
Québec doit rapatrier le régime d'assurance-emploi canadien, selon le Parti Québécois. Un tel geste serait grandement profitable et permettrait de l'adapter pour qu'il soit le plus efficace possible aux personnes sans emploi de la province.
«Il est plus que temps de le rapatrier au Québec pour en faire un programme décent, moderne et efficace qui réponde véritablement aux besoins et priorités des Québécois», estime la députée de Joliette, Véronique Hivon. Elle effectue une déclaration commune avec ses collègues lanaudois.
Argumentation
Son collègue Scott McKay (L'Assomption) affirme que l'assurance-emploi devra revenir ce qu'elle aurait toujours dû être: une assurance.
«Dans le régime fédéral actuel, plusieurs travailleurs payent des cotisations sans être assurés. Il y a des travailleurs saisonniers, des jeunes et un nombre disproportionné de femmes qui sont laissés en plan présentement. Les employeurs, qui payent des cotisations, sont eux aussi pénalisés», insiste-t-il.
Nicolas Marceau (Rousseau) croit qu'un régime québécois d'assurance-emploi devrait d'abord être une véritable assurance pour les salariés. Il devrait aussi être une solution à la pénurie de main-d'œuvre spécialisée. De plus, il estime que les employeurs en sortiraient gagnants et, qu'enfin, le régime québécois viserait une réduction à long terme des taux de cotisation des employeurs et des employés.
Mathieu Traversy (Terrebonne) précise que le programme devra, par ailleurs, faire partie de la solution au problème de pénurie de main-d'œuvre spécialisée. «Nous pourrons, avec un programme québécois, inciter davantage de nos travailleurs à suivre une formation spécialisée en demande auprès des employeurs», croit-il.
«Ce que nous proposons, c'est un projet d'avenir rassembleur pour les travailleurs et les employeurs qui, ensemble, en bénéficierons. Il s'agit d'une vision où le Québec gagnera à prendre ses propres décisions», ajoute Guillaume Tremblay.
«Le gouvernement Harper ne rate pas une occasion de répéter qu'il ne s'ingère pas dans les compétences des provinces et qu'il ne croit pas aux vertus des programmes sociaux. Il devrait donc être heureux de se débarrasser de la gestion du programme d'assurance-emploi», déclare André Villeneuve (Berthier).
Il est confiant de pouvoir participer à doter le Québec d'un outil vital pour son développement économique et social.
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