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Mathieu Traversy passe en mode électoral Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par courriel

Le député de Terrebonne fait son bilan du conseil national

Le député de la circonscription de Terrebonne, Mathieu Traversy, a dressé lundi lors d’un point de presse, son bilan de la semaine fort chargée qu’a connu le Parti québécois. Comme tous les élus du parti, il a d’abord participé à un caucus, à Joliette, qui fut suivi ce week-end à Montréal, par le Conseil national au cours duquel plus de six cents délégués s’étaient réunis.

«Ce conseil national se voulait un moyen pour rebrasser les cartes en ce qui concerne le système politique québécois, afin de le moderniser, l’améliorer et répondre à certains questionnements ou du moins, à certaines volonté citoyennes de vouloir améliorer les choses au plan politique et de lutter contre le cynisme», explique le député Traversy.

Le Conseil national, par l’entremise de trois ateliers, a donné lieu à de multiples discussions qui se sont transformées en propositions. Plusieurs de celles-ci ont été adoptées. Les plus en vues sont : la tenue d’élection à date fixe, la tenue de référendums d'initiative populaire, ainsi que le droit de vote à compter de 16 ans. Ces propositions serviront de bases pour la prochaine plate-forme électorale.

Des rumeurs de plus en plus persistantes font état d’un scrutin vers la fin du printemps.

«Nous sommes dans une période préélectorale actuellement au Québec. Quand sera déclenchée la prochaine élection ? Le seul qui peut le savoir c’est le premier ministre et ce qui dicte son agenda, ce sont des intérêts partisans», a illustré M. Traversy concernant la proposition liée à la tenue d’élection à date fixe.

«La question entourant le référendum d’initiative populaire est le résultat d’une consultation que nous avons tenus avec des citoyens», ajoute le député Traversy. Dans le cas où le PQ prendrait le pouvoir lors des prochaines élections, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) serait invité à mettre en place un processus encadrant la tenue de tels référendums.
«Il y a des volontés populaires qui ont émergé de la société civile et qui n’ont pas été entendues par les élus, ce qui a désenchanté la population et contribué à un certain cynisme», évoque Mathieu Traversy pour justifier cette proposition.

«Le meilleur exemple à donner, c’est qu’au cours des dernières années, il y avait un très fort consensus de la société québécoise autour de la volonté de tenir une enquête publique sur le secteur de la construction et le financement des partis politiques. On a un gouvernement au pouvoir qui s’est entêté à la refuser obstinément pendant deux ans et demi. Avec un tel mécanisme, le PQ vient maintenant répondre à une demande des citoyens».

À propos de la question entourant le financement des partis politiques, une proposition a été votée pour que la contribution populaire soit dorénavant publique et se limite à 100 $ par personne. Le montant actuel se chiffre à 1000 $.

Questionné sur la question du leadership de Pauline Marois, le député Traversy fait une timide profession de foi à l’endroit de son chef. «Le PQ est un parti de débats dans lequel il y a plusieurs réflexions et questionnements qui se font. Mme Marois a démontré au cours des derniers mois sa détermination et sa persévérance. Je crois qu’elle a démontré hors de tout doute sa volonté à vouloir surprendre à la prochaine élection et aussi la capacité de l’emporter. Moi c’est ce qui me convainc amplement à la lumière des événements des dernières semaines.»

«Le Parti québécois est un parti réformateur et c’est dans cette optique là que nous allons nous présenter devant les électeurs», a conclu Mathieu Traversy.
 
 
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