Devant les récents développements entourant la situation financière du gouvernement du Québec, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a tenu à interpeller les membres du gouvernement et à appeler chacun à prendre ses responsabilités.
Durant la dernière campagne électorale, le gouvernement de Jean Charest affirmait qu'il n'y aurait pas de déficit au cours de la prochaine année financière. Or, nous apprenions récemment, par la voix de Monique Jérôme-Forget, que Québec faisait marche arrière. Pour la première fois depuis l'atteinte du déficit zéro, le Québec renouera avec les budgets déficitaires alors même que le gouvernement promettait d'éviter cette situation.
Plus de transparence
«Ce qui frappe aujourd'hui, c'est le manque de transparence du gouvernement Charest. La Caisse de dépôt est sans président depuis des mois et se dirige vers une perte historique de près de 40 milliards, et le premier ministre demeure muet sur le dossier. Il y aura un déficit au Québec alors même que les libéraux nous reprochaient d'en prévoir un, et le premier ministre demeure toujours muet sur ce dossier. Ottawa nous coupera pour près d'un milliard en péréquation, et encore une fois, Jean Charest est introuvable. Il est temps qu'il prenne ses responsabilités!» a affirmé Mathieu Traversy, député de Terrebonne. Ce dernier a tenu à rappeler que le Parti Québécois avait prévu, lors de la dernière campagne électorale, la situation actuelle. En effet, le PQ avait évalué les pertes des coupes fédérales à près d'un milliard, comme le rappelait dernièrement Pierre Duchesne de Radio-Canada. Également, le Parti Québécois proposait de renouer temporairement avec les déficits afin de relancer l'économie québécoise, provoquant les cris indignés du gouvernement libéral, qui aujourd'hui retourne en déficit.
Prendre la situation en main
Mathieu Traversy a tenu à réaffirmer la position prise par l'opposition officielle pour faire face à la situation économique actuelle. «Dans le dossier de la Caisse de dépôt, il est primordial de convoquer une commission parlementaire pour faire la lumière sur les pertes colossales qu'elle devra essuyer. Ce sont près de 12 G$, sur 40 G$, qui ont été perdus à cause de la mauvaise gestion des cadres. Quelqu'un doit répondre!» a lancé le député, avant d'enchaîner avec le dossier des tarifs des services publics. «Il faut absolument geler les tarifs des différents services de l'État. La dernière chose dont nous avons besoin, c'est de faire payer les Québécois pour les erreurs de gestion du gouvernement. La dernière chose dont nous avons besoin, en crise économique, c'est d'appauvrir un peu plus les Québécois qui sont en difficulté financière. Si l'économie est réellement la priorité du gouvernement Charest, qu'il bouge et vite! Il est minuit moins une...» a conclu M. Traversy. Journal LaRevue