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« Le gouvernement libéral devrait faire le ménage dans sa cour avant de fouiller dans les poches des étudiants et de leurs parents! »
– Mathieu Traversy, porte-parole de l’opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes
Terrebonne, le 11 novembre 2011 – Les députés des Moulins, Mathieu Traversy (Terrebonne) et Guillaume Tremblay (Masson) se sont joints aux étudiants afin de dénoncer la hausse de 75 % des frais de scolarité que le gouvernement libéral s’apprête à faire payer aux jeunes en participant à la manifestation nationale qui avait lieu dans les rues du centre-ville de Montréal hier.
« Pendant que le gouvernement libéral se désengage du financement des universités, il hausse les frais de 75 % en cinq ans, soit 325 $ par année pour un total de 1625 $, demandant ainsi aux étudiants d'assumer 43 ans d'inflation en cinq ans. C’est totalement injuste! » déclare Guillaume Tremblay. « L'éducation, c’est le fer de lance pour développer le Québec, mais le gouvernement prend une mesure pour en restreindre l'accessibilité. Il doit entendre raison, il doit reculer », a-t-il exigé.
« En plus d’alourdir le fardeau déjà lourd de l’endettement étudiant, cette hausse viendra assurément restreindre l’accès aux études universitaires et réduire du même coup la fréquentation des universités, » ajoute Mathieu Traversy. « Au Québec, deux étudiants sur trois sont endettés, avec une dette moyenne de près de 14 000 $. Réduire l’accès à nos universités, c’est priver le Québec du plein potentiel de ses forces vives et hypothéquer les prochaines générations! »
Quant au programme d’Aide financière aux études (AFE), la situation ne s’améliorera pas non plus alors que la part des dépenses de l’AFE financées par le gouvernement du Québec passerait de 48 % en 2011 à 7,4 % d’ici 2017-2018. Sur cette question, les députés s’indignent : « Non seulement le gouvernement va augmenter l’endettement, mais il en profite pour refiler aux étudiants la facture du financement du programme. C’est inacceptable! »
Depuis les années ’60, le Québec a fait un important rattrapage en matière de scolarisation. En 1984-1985, le taux d’accès à l’université était de 30,1 % alors qu’en 2005-2006, il grimpait à 41,1 %. « Le modèle qui nous a permis d’effectuer ce rattrapage est celui que le gouvernement libéral s’apprête à jeter par-dessus bord. Il faut agir! » clame M. Tremblay.
« Aujourd’hui, 40 % des étudiants sont des étudiants de première génération, des étudiants dont les parents n’ont pas été à l’université. Dans les régions ressources, cette statistique monte à 70 %. L’accessibilité dont les Québécois se sont dotés dans les années ’60 est fragile et il faut la maintenir! » complète M. Traversy.
Au Parti Québécois, on propose de réinvestir de façon significative dans l’éducation supérieure et rétablir le gel des droits de scolarité jusqu’à la tenue d’un sommet sur l’enseignement supérieur et l’adoption d’une loi‑cadre sur les droits de scolarité et les autres frais afférents. Cette mesure visera à diminuer l’endettement étudiant, tiendra compte de la capacité de payer des étudiants et préservera l’accessibilité économique et l’accessibilité régionale.
En terminant, soulignons que la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy, ainsi que le député Mathieu Traversy interpelleront ce vendredi à l’Assemblée nationale la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, sur la hausse des frais de scolarité lors de la Commission de la culture et de l’éducation. Monsieur Traversy traitera plus particulièrement de la question de l’accessibilité aux études.
Les députés du PQ présents à la manifestation // Devant : Guillaume Tremblay (Masson), Marie Malavoy (Taillon), Bernard Drainville (Marie-Victorin), Nicolas Marceau (Rousseau) // Derrière : Mathieu Traversy (Terrebonne), Nicolas Girard (Gouin)
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