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Terrebonne, le 5 mai 2010 – La semaine dernière, Pauline Marois, chef de l’opposition officielle, proposait dix solutions que le gouvernement devrait mettre en place afin de contrer le cynisme envers le gouvernement de Jean Charest et ainsi s’assurer de restaurer la confiance de la population. Étant en accord avec ces solutions, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, tenait à livrer quelques commentaires.
« Avec cette liste, madame Marois a su démontrer qu’il y a bel et bien des moyens à prendre pour redonner confiance à la population québécoise. Cette liste permettrait, à monsieur Charest, de redorer le blason de son gouvernement. Il est temps que M. Charest arrête de faire de la diversion et qu’il mettre en place des gestes concrets. À ce rythme, les Québécois vont payer très cher son irresponsabilité », a déclaré monsieur Traversy.
« De toute évidence, M. Charest est responsable des malheurs qui s’abattent sur son gouvernement et son parti. Je comprends très bien que la population soit exaspérée de son comportement, de sa façon de nier la vérité et de sa façon de ne jamais répondre aux questions. Les solutions que madame Marois avance, arrivent à un moment opportun », a poursuivi Mathieu Traversy.
Voici les dix gestes que le premier ministre devrait poser s’il veut retrouver un minimum de crédibilité auprès de la population québécoise, selon le Parti Québécois :
- Instaurer une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et le financement du Parti libéral du Québec;
- Nommer dans les plus brefs délais un Commissaire à l’éthique indépendant;
- Accepter la démission du ministre de la Famille et demander au Vérificateur général de faire enquête sur le lien entre le financement du Parti libéral et l’octroi de nouvelles places en garderie;
- Suspendre, le temps de l’enquête, les trois ministres qui sont visés par les vérifications du Directeur général des élections;
- Accepter la proposition du Parti Québécois de réduire à 500 $ le montant maximal d’une contribution à un parti politique;
- Accepter la proposition du Parti Québécois à l’effet que le premier ministre ne puisse recevoir aucune autre source de revenu que celle prévue par l’État, incluant celle provenant de son parti;
- Revenir aux directives sur les conflits d’intérêts plus sévères qui prévalaient sous un gouvernement du Parti Québécois;
- Respecter les règles qui s’appliquaient avant l’arrivée au pouvoir des libéraux pour les nominations à un poste de juge;
- Réviser le processus de nomination afin que celui-ci soit à l’abri des pressions des collecteurs de fonds;
- Exiger que le député de Rivière-du-Loup rende publics les éléments du rapport du Commissaire au lobbyisme le concernant et faire en sorte que le député ne siège plus à la Commission de l’administration publique.
« Ces dix solutions, donneraient l’occasion à monsieur Charest de se reprendre et réparer ces bévues antérieures. Nous sommes sous ce gouvernement depuis 2003, il est maintenant tant que les choses changent. Il nous reste plus qu’à attendre et voir si notre premier ministre est prêt à accepter cette demande », a conclu le député Mathieu Traversy.
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